La Roche-sur-Yon: Qu’entend-on par « circuit court » ?

Amap, vente directe, marchés… Les circuits courts, pour rapprocher consommateurs et producteurs, se développent. Dernière initiative en date, celle du Pays Yon et Vie et du Pays des Herbiers.
Pourquoi ? Comment ?
Qu’entend-on par « circuit court » ?
Très concrètement, des relations raccourcies, avec le moins d’intermédiaires possibles, entre les agriculteurs et les consommateurs, particuliers ou institutionnels (restaurants collectifs). Plusieurs types de ces circuits existent, parmi lesquels la vente à la ferme, les Amap, les marchés, les magasins de produits fermiers (l’un d’entre eux devrait ouvrir à La Roche-sur-Yon dans quelques semaines, à l’emplacement de l’ancienne concession automobile de la route d’Aizenay). « Le principe, résume Pascaline You, en charge du programme Leader au Pays Yon et Vie, c’est vraiment de limiter le nombre d’intermédiaires entre le producteur et l’acheteur. » « Un critère de distance peut aussi être intégré », ajoute-t-elle. En clair, une notion de production locale doit exister.
Pourquoi ces circuits ont le vent en poupe ?
D’abord pour des questions économiques. Certains agriculteurs (lire par ailleurs) cherchent à s’affranchir le plus possible de la grande distribution. Et à diversifier leurs clients. Le circuit court répond aussi de plus en plus à une demande politique. En privilégiant le « made in local », ça favorise l’aménagement du territoire, mais aussi l’emploi. « Il y a une prise de conscience, chez tous les acteurs de la filière, estime encore Pascaline You, y compris des cuisiniers dans la restauration collective. »
Pour doper ces circuits, le Pays Yon et Vie, en association avec les communautés de communes des Herbiers et de Saint-Fulgent, vont muscler les circuits courts entre restaurants collectifs (écoles principalement) et agriculteurs. Les deux territoires pèsent 20 % de la superficie du département, 25 % de la population vendéenne.
Quels sont les freins à l’essor de ces circuits ?
Surtout les idées reçues. Sur le surcoût lié à la production locale par exemple. Et pas seulement quand elle est bio. Mais, petit à petit, les craintes sautent. Car des solutions existent pour gommer, ou lisser, ces surcoûts.
Certaines ont déjà vu le jour au Poiré-sur-Vie (en maîtrisant la « juste » cuisson…), d’autres sont annoncées, à La Roche-sur-Yon, sans doute dès l’an prochain.
Une révolution silencieuse se prépare derrière les fourneaux yonnais de la cuisine centrale, qui fabrique chaque année 900 000 repas, dont 3 % de bio.
Autre frein à ce développement, un a priori très ancré dans les esprits : le fait qu’il était acquis que la production locale ne serait pas suffisante pour satisfaire la demande locale. « En Mayenne, on s’est aperçu que c’était une idée fausse », a témoigné, hier, à la Maison des communes, Guy Bourguin, élu en charge du développement des circuits courts en Haute-Mayenne.
En Vendée, on sait déjà que l’on peut, sans trop de difficultés, introduire très régulièrement « pain, légumes secs et autres légumes de saison ». Des études devraient valider cela prochainement.
Troisième et dernier frein, l’absence d’une structuration du marché. L’association pour la réadaptation et l’intégration par l’accompagnement (Aria) vient d’ailleurs de créer un atelier dédié (lire par ailleurs).
Est-ce que circuit court signifie toujours produits bio ?
Non, pas forcément. Même si s’engager dans un circuit court implique d’être plus ouvert au grand public, peut-être même plus transparent (lire par ailleurs) sur les pratiques agricoles. Au-delà, estime un responsable d’un restaurant collectif, « ça constitue un levier pour améliorer la qualité d’ensemble de ce qui est servi dans nos établissements ».

Source: Ouest France

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