Les circuits courts, un autre mode de distribution

Par Sébastien Lantenois, gérant de TerroirBio société établie à Aubagne (Bouches-du-Rhône), spécialiste de la vente par Internet de paniers bio issus de petits producteurs régionaux de toute la France.
AMAPs, paniers, boutiques en lignes ou magasins, les modèles de circuits courts de distribution de fruits et légumes prennent une place importante dans le paysage commercial français. Lancés au début des années 2000 en France, les premiers circuits courts de distribution avaient vu le jour au Japon et en Allemagne dans les années 60 avec pour objectif : moins d’engrais, de pesticide, de transport pour une meilleure qualité des produits.
Développés préalablement sous forme d’AMAPs (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne – un groupement de consommateurs achète à l’avance la production d’un producteur), les circuits courts se sont depuis multipliés aussi bien en nombre qu’en types de structure.
L’AMAP semble passée un peu de mode : le concept d’un panier de composition imposé toutes les semaines montrant vite une inadaptation aux contraintes de la vie urbaine. Une grande part du marché a donc été investie par des structures commerciales (associatives ou non) proposant plus de liberté dans le choix des produits.
Aujourd’hui, le marché est encore en évolution et ce sont des structures type épiceries de quartier (en zones urbaines) ou magasins de producteurs (dans la périphérie des zones de production) qui sont en pleine expansion et semblent le plus en adéquation avec les souhaits des consommateurs. Le développement de ces structures est aussi fortement valorisé par les pouvoirs publics locaux soucieux tout comme une partie de leurs administrés de la stabilité économique de leur territoire.
Mutualisation des transportsLes circuits courts de distribution nécessitent une logistique importante car les productions sont éloignées des zones de consommation. Ce sont les producteurs qui prennent en charge cette logistique dans le cas des AMAPs. Les structures commerciales mettent en place leur propre logistique (équipement en camions, tournée de ramassage des produits…).
Certaines se regroupent pour mutualiser les transports ce qui leur permet de pouvoir élargir leur gamme de produits disponibles et leur zone d’achalandage. Un gros travail logistique est cependant nécessaire à cette filière si elle veut pouvoir se développer d’avantage et conquérir de nouveaux marchés comme la restauration collective.
Les circuits courts représentent aujourd’hui sur Marseille environ 200 tonnes de fruits et légumes par mois dont plus des deux tiers sont produits en agriculture biologique.
Leur positionnement sur des produits bio est une nécessité aussi bien en termes d’image qu’en terme économique. Leur logistique n’étant pas assez développée, il parait inenvisageable de les voir prendre une part importante du marché des fruits et légumes conventionnels (trop de volumes à transporter par rapport à la rentabilité).
Ils prennent par contre une bonne partie du marché des fruits et légumes bio car ce sont des produits de conservation limitée (intérêt des circuits courts) et consommés par une population sensibilisée à l’environnement et à l’économie sociale locale.

Source et plus d’information: Econostrum

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