Les circuits courts #alimentaires de #proximité : l’avis de l’ADEME

source image 

L’ADEME passe les circuits courts au crible de l’environnement
Le lien entre circuits courts et environnement n’est donc pas si évident. Selon l’ADEME, il faut étudier l’ensemble du cycle de vie de l’aliment (production, transformation, conditionnement, transport, etc). A cela s’ajoute les impacts énergétiques, climatiques et les impacts sur l’eau et la biodiversité. Aujourd’hui, peu d’études compactent ces données.
Les circuits courts présentent plusieurs points forts qui méritent d’être mis en avant :
La soumission des productions françaises aux règlementations nationales et européennes qui sont parmi les plus exigeantes au monde,
Une agriculture périurbaine maintenue peut limiter l’étalement urbain et ainsi préserver la qualité de sols fertiles,
La recherche d’une certaine autonomie alimentaire, en produisant localement une partie des besoins, sécurise les approvisionnements, soutien l’économie locale et évite la délocalisation des impacts (réduction des déchets car peu de conditionnement et d’emballages).
Mais il existe aussi de nombreux points de vigilance :
  • La plupart des exploitations pratiquant les circuits courts sont de petite taille et sont inscrites dans des logiques proches de l’agriculture biologique, certaines mêmes sont labellisées bio. De ce fait, elles sont souvent moins productives qu’une exploitation plus intensive qui elle aura mieux optimisé les intrants rapportés à la tonne de matière produite.
  • Le respect de la saisonnalité des produits est aussi important. Ainsi, des aliments produits localement hors saison sous serre consommeront plus d’énergie et rejetteront plus de gaz à effet de serre que des produits importés cultivés en plein air (même en incluant le transport).
  • Quant au transport, grand producteur de CO2, il nécessite une bonne logistique. Ainsi un transport de marchandises optimisé sur de grandes distances s’avère plus respectueux de l’environnement que des petits trajets effectués dans des camionnettes peu remplies et revenant à vide. Pour sa part, le consommateur peut être amené à se déplacer davantage en cas de dispersion des points de vente. Il apparaît donc nécessaire d’organiser la distribution au plus près du client final – livraison de panier sur le lieu de travail, regroupement des points de distribution (sur un marché ou dans des points de vente collectifs) – afin de proposer une offre large sur un unique point de vente.
En résumé, la diversité des circuits courts de proximité et le manque d’études sur le sujet ne permettent pas d’affirmer qu’ils présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs.
Plus de proximité ne signifie pas nécessairement moins d’émissions de gaz à effet de serre si les moyens de transport sont inadaptés, si la logistique est insuffisamment optimisée.
Selon l’ADEME, les circuits courts de proximité doivent permettre de répondre autant que possible localement à une partie des besoins alimentaires de la population d’un territoire et sont, en ce sens, complémentaires des circuits longs.
SOURCE : themavision

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s