Grâce à l’entraide, les entreprises peuvent franchir les frontières

Pt_R&D

L’union fait la force. En temps de crise, l’expression prend toute sa dimension, notamment, pour les entreprises. Mari Jose Aranguren, professeur à l’université de Deusto et directrice de recherche à l’institut Orkestra, défend ce mode d’organisation des secteurs économiques pour son efficacité dans la création de richesse et de travail.

Créé en 2006, l’institut basque de compétitivité Orkestra a pour objectif de mettre la recherche au service des besoins de la société. Les clusters constituent un champ de recherche parmi d’autres.

Les clusters sont apparus au début des années 1990 au Pays Basque. Quelle est leur origine ?

À cette époque nous vivions une grosse crise économique. La demande avait fortement chuté et le taux de chômage était élevé. Nous essayions de rivaliser sur d’autres marchés en vendant nos produits moins cher. Mais nous voyions que si nous voulions maintenir notre niveau de vie sur le long terme, nous devions mener une réflexion sérieuse pour devenir compétitifs.

Ainsi, tous les secteurs avaient participé à cette analyse pour définir la direction que devait prendre notre économie. Une des conclusions avait été la nécessité du travail en commun. La coopération est la base même des clusters. On avait alors importé le concept de Michael Porter, professeur à la Harvard Business School.

Le concept de cluster vient donc des États-Unis d’Amérique ?

Pas vraiment, les Britanniques avaient créé des “districts industriels” auparavant. En Italie aussi. Mais M. Porter avait simplifié tout cela en employant le concept de “cluster”.

Source: lejpb.com

Advertisements